Presque comme tous les matins, une petite salope de KOOL qui tue et qui pend au coin de mes lèvres, un café trop sucré qui refroidit à mes pieds, je regarde si la pluie veut bien se casser la gueule. Le ciel est aussi bas et sombre que ce qu'il y a dans ma caboche. Puis le rouquin de chat du voisin traverse juste devant moi, fier comme le con de chasseur qu'il est. Dans sa gueule de tueur, un bel oiseau maquillé de vert et autres couleurs fauves meurt il me semble. Le félin m'aperçoit et sursaute. Je me dis que cette furieuse nature est comme ça et que faut accepter, laisser couler. Constat pitoyable. Puis je vois des ailes trembler sous l'emprise des fines sagaies d'ivoire encanaillées de sang. Merde, je gueule fort, le félin bourgeois prend peur, lâche l'ange, s'emmêle les pâtes trop grasses et regarde la belle liberté lui filer sous le pif.
Putain que c'était beau, bon, comme on veut. De plus, je me sentais fier et même si cela parait pas grand chose aux yeux du peuple blasé, pour moi, ça veut dire beaucoup, plus que l'on ne le croit.
Free, ma poule, libre, ne pas oublier, surtout ne pas perdre ce tatouage de vie.











On raconte qu'elle était rousse et sacrément 
























